1757.
Ami lecteur,[1]
J'ai oui dire que rien ne fait plus grand plaisir à un auteur que de voir citer ses œuvres avec respect. Jugez donc combien a dû me flatter une aventure que je vais vous conter.
Ces jours derniers, j'arrêtai mon cheval dans un endroit où il y avait beaucoup de monde rassemblé pour une vente publique. L'heure de l'encan n'ayant pas encore sonné, on causait de la dureté des temps. Quelqu'un de la compagnie s'adressant à un vieillard en cheveux blancs, simplement et proprement vêtu, lui dit : « Eh bien ! Père Abraham, que pensez-vous de ce temps-ci ? Ces lourdes taxes ne ruineront-elles pas le pays ? Serons-nous jamais en état de les payer ? Que nous conseillez-vous ? »
Le père Abraham se leva et répondit : « Si vous voulez avoir mon avis, je vous le donnerai en bref, car : A bon entendeur, salut, comme dit le bonhomme Richard. » On se réunit pour le presser de dire sa pensée, et quand on fut en cercle autour de lui, il continua en ces termes :
« Amis, dit-il, il est vrai que les taxes sont très lourdes. Si nous n'avions à payer que celles que le gouvernement nous impose, nous pourrions encore nous tirer d'affaire, mais nous en avons beaucoup d'autres, et qui sont bien plus onéreuses pour quelques-uns d'entre-nous. Notre oisiveté nous taxe au double de l'impôt ordinaire, notre orgueil au triple et notre folie au quadruple. Ces taxes-là, il n'est pas de percepteur qui puisse nous en décharger ni en diminuer le poids, en nous accordant une remise. Cependant, Si nous sommes gens à suivre un bon avis, tout n'est pas perdu. Aide-toi, le Ciel t'aidera, comme dit le bonhomme Richard.
I. Si un gouvernement taxait ses sujets à la dixième partie de leur temps, pour l'employer à son service, on le trouverait très-dur; mais il en est beaucoup d'entre nous que l'oisiveté taxe bien davantage. L'oisiveté, en amenant des maladies, abrège forcément la vie. L'oisiveté, comme la rouille détruit plus que n'use le travail; clef qui sert est toujours claire, comme dit le bonhomme Richard. Si tu aimes la vie, ne perd pas le temps, car c'est l'étoffe dont la vie est faite, comme dit le bonhomme Richard. Combien n'en perdons-nous pas à dormir plus qu'il n'est nécessaire, oubliant que : Renard qui dort, n'attrape pas de poules, et qu'il y aura assez de sommeil dans la tombe, comme dit le bonhomme Richard.
Si le temps est le plus précieux de tous les biens, dissiper le temps, comme dit le bonhomme Richard, doit être la plus grande des prodigalités, puisque, comme il le dit ailleurs : Temps perdu ne se rattrape jamais, et ce que nous appelons assez de temps, se trouve toujours trop court. A l'œuvre donc, agissons et agissons à propos. Avec de l'activité on fait beaucoup plus de besogne, et avec moins de peine. La paresse rend tout difficile, mais le travail rend tout aisé. Qui se lève tard trotte le jour, et attrape à peine sa besogne à la nuit, tandis que Fainéantise voyage si lentement que Pauvreté l'a bientôt attrapée. Mène tes affaires, ne te laisse pas mener par elles. Se coucher tôt, se lever tôt, donne santé, fortune et sagesse, comme dit le bonhomme Richard.
A quoi bon souhaiter et attendre des temps meilleurs ? En nous évertuant, nous pouvons rendre le temps meilleur. Travail n'a que faire de souhaits. Qui vit d'espoir, mourra de faim. Il n'y a point de profit sans peine; ainsi donc : A l'aide, mes mains, puis que je n'ai point de biens, ou, si j'en ai, ils sont finement taxés. Qui a un métier a une terre; qui a un talent a une fonction qui donne honneur et profit, comme dit le bonhomme Richard. Mais il faut travailler de son métier, et faire valoir son talent, sans quoi ni la terre, ni la fonction ne nous aideront à payer nos taxes.
Si nous sommes laborieux, nous ne mourrons jamais de faim. La faim regarde à la porte de l'ouvrier, mais elle n'ose pas entrer. Huissier et sergents n'y entreront pas davantage. Car le travail paye les dettes tandis que le désespoir les augmente. Vous n'avez besoin ni de trouver un trésor, ni d'hériter d'un riche parent. Activité est mère de bonne fortune et Dieu ne refuse rien au travail. Laboure à fond, tandis que dorment les fainéants, et tu auras du blé à vendre et à garder. Travaillez aujourd'hui car vous ne savez pas combien vous pouvez en être empêché demain. Un bon aujourd'hui vaut deux demains, dit le bonhomme Richard, et il ajoute : Ne remets jamais à demain ce que tu peux faire aujourd'hui.
Si vous étiez au service d'un bon maître, ne seriez-vous pas honteux qu'il vous surprit les bras croisés ? N'êtes- vous pas votre propre maître ? Rougissez donc de vous surprendre les bras croisés quand il y a tant à faire pour vous-même, pour votre famille, pour votre pays et pour votre roi. Pour manier vos outils, ne prenez point de mitaines; souvenez-vous que chat ganté n'attrape pas de souris, comme dit le bonhomme Richard. Il est vrai qu'il y a beaucoup à faire, et peut-être n'avez-vous pas les bras forts. Mais allez ferme et vous verrez des merveilles. Goutte à goutte l'eau use la pierre; et avec du travail et de la patience une souris coupe un câble; et à force de petits coups on abat les grands chênes.
Il me semble que j'entends quelqu'un qui dit: « Il faut bien se donner un peu de loisir ». Mon ami, je répondrai ce que dit le bonhomme Richard : Si tu veux gagner du loisir, emploie bien ton temps, et puisque tu n'es pas sûr d'une minute, ne perds pas une heure. Du loisir est du temps pour faire quelque chose d'utile; ce loisir, l'homme actif le trouvera, le fainéant jamais; car une vie de loisir et une vie de fainéantise sont deux. Bien des gens voudraient vivre sans travail et sur leur esprit seulement. Mais, faute de capital, ils font banqueroute, tandis que le travail donne bien-être, abondance et considération. Fuis les plaisirs, ils te suivront. Bonne fileuse ne manque jamais de chemise. Depuis que j'ai une brebis et une vache dans ma cour, chacun me souhaite le bonjour.
II. Mais il ne suffit pas de travailler, il faut encore être persévérant, sédentaire et soigneux; il faut surveiller nos affaires avec nos propres yeux, et ne pas trop nous en fier à autrui, car, comme dit le bonhomme Richard : Arbre qu'on transplante, famille qui déménage, tournent moins bien que ceux qui restent en place, et encore, Trois déménagements valent un incendie; et encore : Garde ta boutique, ta boutique te gardera; et encore : Si tu veux que tes affaires se fassent, vas-y toi-même; si tu veux qu'elles ne se fassent pas, envoies-y quelqu'un. Et encore : Qui par la charrue veut s'enrichir, doit la tenir ou la conduire. Et encore : L'œil du maître fait plus de besogne que ses deux mains, et encore : Faute de soin fait plus de tort que faute de savoir. Et encore : Ne pas surveiller tes ouvriers, c'est leur laisser ta bourse ouverte. Trop compter sur la vigilance d'autrui a ruiné bien des gens, car : Dans les affaires de ce bas monde, ce n'est pas la foi qui sauve, mais la défiance. Mais le soin qu'on prend soi-même est toujours profitable, car : Si tu veux avoir un serviteur fidèle, et qui te plaise, sers-toi toi-même. Petite négligence peut enfanter un grand mal. Faute d'un clou le fer est perdu, faute d'un fer le cheval est perdu, et faute d'un cheval le cavalier lui-même est perdu; l'ennemi l'attrape et le tue; et tout cela faute d'avoir eu un peu de soin pour un clou de fer à cheval.
III. Mes amis, en voilà assez sur le travail et sur l'attention que chacun doit donner à ses affaires, mais, si nous voulons être sûrs du succès de notre travail, il y faut ajouter l'économie.
Qui ne sait pas épargner à mesure qu'il gagne, mourra sans laisser un sou, après avoir eu toute la vie le nez collé sur sa meule. De grasse cuisine, sort maigre testament, dit le bonhomme Richard. Depuis que, pour la table à thé, les femmes ont oublié la quenouille et le tricot, depuis que pour le punch, les hommes ont oublié la hache et le marteau, les fortunes se dissipent à mesure qu'on les gagne. Veux-tu être riche, songe à épargner autant qu'à gagner. Les Indes n'ont pas enrichi l'Espagne, parce que ses dépenses sont plus grandes que ses revenus.
Chassez-moi ces folies dispendieuses et vous aurez moins à vous plaindre que les temps sont durs, les impôts lourds, le ménage coûteux : Femme, vin, jeu, plaisirs, font la richesse petite et les besoins grands. Et encore : Avec ce que coûte un vice on élèverait deux enfants. Un peu de thé, un peu de punch de temps en temps, une table un peu mieux servie, des habits un peu plus fins, une petite partie de plaisir, par hasard, qu'est-ce que cela, pensez-vous ? Mais rappelez-vous qu'un peu, souvent répété, fait beaucoup. Prenez garde aux menues dépenses. Petite voie d'eau fait couler grand vaisseau, comme dit le bonhomme Richard; et encore : Qui aime les bons morceaux deviendra mendiant, et encore : Les fous donnent les repas et les sages les mangent.
Vous voilà tous réunis pour cette vente de curiosités et de bagatelles. Vous appelez cela des biens, mais si vous n'y prenez garde, ce seront des maux pour quelques-uns d'entre vous. Vous comptez que tout cela sera vendu bon marché et peut-être au-dessous du prix coûtant; mais si vous n'en avez pas besoin, cela vous coûtera cher. Rappelez-vous ce que dit le bonhomme Richard : Achète ce dont tu n'as pas besoin, tu vendras bientôt ce qui t'est nécessaire. Et encore : A grand bon marché, réfléchis avant d'acheter. Il veut dire que peut-être le bon marché n'est qu'apparent, ou qu'en vous gênant dans vos affaires, il vous fera plus de mal que de bien. Car, dans un autre endroit, il dit : Bon marché a ruiné bien des gens, et encore : C'est folie de dépenser son argent pour acheter un repentir. Cependant cette folie se fait tous les jours dans les ventes aux enchères, faute de se souvenir de l'almanach du bonhomme Richard. Pour le plaisir d'avoir sur le dos un bel habit, combien de gens ne vont-ils pas le ventre vide, laissant mourir de faim leur famille. Soie et satin, velours, hermine, éteignent le feu de la cuisine, comme dit le bonhomme Richard.
Ce ne sont pas là des nécessités de la vie; à peine peut-on dire que ce sont des agréments; et cependant parce que cela brille, combien de gens en ont-ils envie ? Par ces extravagances et d'autres pareilles, les gens de bon ton sont réduits à la pauvreté, et forcés d'emprunter de ceux qu'ils dédaignaient naguère, mais qui, à force de travail et d'économie, ont su se maintenir. C'est ce qui prouve clairement que : Manant debout est plus grand que gentilhomme à genoux, comme dit le bonhomme Richard.
Peut-être que ces messieurs avaient hérité d'une petite fortune, sans savoir comment on la gagne. Ils disaient en eux-mêmes : Il fait jour, il ne fera jamais nuit. Sur une fortune comme la mienne, cette petite dépense n'est rien. Mais, à force de prendre dans la huche, sans y rien mettre, on en trouve bientôt le fond, comme dit le bonhomme Richard. Quand le puits est à sec, on connaît le prix de l'eau. S'ils avaient écouté l'avis du bonhomme, ce prix, ils l'auraient su plus tôt. Veux-tu savoir le prix de l'argent, essaye d'en emprunter; qui cherche un prêteur cherche un crève-cœur, comme dit le bonhomme Richard. Autant en arrive à celui qui prête à de pareilles gens, quand il veut ravoir son argent.
Ce n'est pas le dernier conseil du bonhomme Richard; il dit encore : L'orgueil de la parure est une malédiction; avant de consulter ta fantaisie, consulte ta bourse. Et encore : L'Orgueil est un mendiant qui crie aussi haut que le Besoin, et qui est bien plus insatiable. Quand vous avez acheté une jolie chose, il vous en faut acheter dix autres, pour que rien ne jure. Mais, dit le bonhomme Richard : Il est plus aisé d'étouffer le premier désir que de satisfaire tous ceux qui suivent. Le pauvre qui veut singer le riche est aussi fou que la grenouille qui s'enfle pour égaler le bœuf. Grands vaisseaux peuvent risquer davantage; petits bateaux doivent suivre le rivage.
Ces folies de l'orgueil sont bientôt punies; car, comme dit le bonhomme Richard : L'Orgueil qui dîne de vanité, soupe de mépris. L'Orgueil déjeune avec l'Abondance, dîne avec la Pauvreté et soupe avec la Honte. Et, après tout, à quoi sert cet orgueil de paraître, pour lequel on risque tant, on souffre tant ? Il ne peut donner la santé, ni adoucir la peine, il n'augmente pas notre mérite; il excite l'envie, il hâte la ruine.
Quelle folie de s'endetter pour ces superfluités ? Aux termes de la vente, on nous offre six mois de crédit; peut-être cette offre a-t-elle engagé quelques-uns de nous à venir ici. On n'a pas d'argent comptant, mais on espère se faire beau sans rien débourser. Mais, en vous endettant, songez à ce que vous faites : Vous donnez à autrui des droits sur votre liberté. Si vous ne pouvez payer à l'échéance, vous rougirez de voir votre créancier; vous ne lui parlerez qu'en tremblant; vous alléguerez les excuses les plus mauvaises, les plus pitoyables, les plus basses. Par degrés, vous en viendrez à perdre votre franchise, vous vous abaisserez jusqu'au mensonge; car : Mentir est le second vice; le premier est de s'endetter, comme dit le bonhomme Richard. Et encore : La Dette porte en croupe le Mensonge. Un Anglais, citoyen d'un pays libre, ne devrait ni rougir, ni craindre de voir ou d'affronter homme qui vive; mais souvent la pauvreté ôte tout courage et toute vertu. Il est difficile qu'un sac vide se tienne debout.
Que penseriez-vous d'un prince ou d'un gouvernement qui rendrait un édit pour vous défendre de vous habiller comme des messieurs et des dames, et cela sous peine de prison ou de servitude ? Ne diriez-vous pas que vous êtes libres, que vous avez le droit de vous habiller comme il vous plaît; qu'un pareil édit viole vos privilèges; qu'un pareil gouvernement est tyrannique ? Et cependant, si vous vous endettez pour avoir ces habits, vous allez vous soumettre de vous-mêmes à cette tyrannie. Votre créancier aura le droit de vous priver de votre liberté, suivant son bon plaisir, en vous tenant en prison jusqu'à ce que vous soyez en état de le payer.[2]
Quand vous faites votre marché, peut-être ne vous inquiétez-vous guère du payement; mais, comme dit le bonhomme Richard : Les créanciers ont meilleure mémoire que les débiteurs; les créanciers sont une secte superstitieuse, Grands Observateurs des jours et des mois. L'échéance arrive sans que vous y pensiez; la demande est faite avant que vous soyez prêt à y satisfaire; ou, si vous n'oubliez pas votre dette, l'échéance, qui d'abord semblait si éloignée, vous paraîtra, en se rapprochant, extrêmement courte. On dirait que le temps a mis des ailes à ses talons comme à ses épaules. Pour qui doit payer à Pâques, le carême est court.
En ce moment peut-être vous croyez-vous en pleine prospérité; satisfaire une petite fantaisie vous semble sans danger; mais : Soleil du matin ne dure pas tout le jour; tandis que vous le pouvez, épargnez pour l'heure de la vieillesse et du besoin. Le gain est passager et incertain; mais, tant qu'on vit, la dépense est constante et certaine. Il est plus aisé de bâtir deux cheminées que d'en chauffer une, comme dit le bonhomme Richard; aussi : Couche-toi plutôt sans souper que de te lever endetté. Gagne ce que tu peux, garde bien ce que tu gagnes, voilà la pierre philosophale qui changera ton plomb en or. Et quand vous tiendrez cette pierre-là, vous ne vous plaindrez plus de la rigueur des temps, ni de la difficulté de payer les impôts.
IV. Cette doctrine, mes amis, est celle de la raison et de la sagesse. Mais, après tout, ne vous fiez pas trop à votre travail, à votre économie, à votre prudence, quoique ce soient d'excellentes choses; car, sans la bénédiction du ciel, tout cela peut avorter. Demandez donc humblement cette bénédiction; ne soyez point sans charité pour ceux à qui semble manquer cette faveur. Consolez-les, aidez-les. Rappelez-vous que Job fut misérable, et qu'ensuite il redevint heureux.
Et maintenant pour conclure : L'expérience fait payer cher ses leçons, comme dit le bonhomme Richard; mais pour les insensés il n'est pas d'autre école; encore n'en profitent-ils pas toujours; car : On peut donner un bon avis, mais on ne peut donner une bonne conduite. Quoi qu'il en soit, rappelez-vous : qu'on ne peut secourir celui qui ne veut pas qu'on le conseille. Et encore : si tu ne veux pas écouter la raison, elle te donnera sur les doigts, comme dit le bonhomme Richard. »
C'est ainsi que le vieil Abraham finit sa harangue. On l'écouta, on l'approuva, et l'on fit aussitôt le contraire, comme si l'on sortait du sermon ordinaire. Dès que la vente commença, on acheta follement.
Je vis que le Bonhomme avait étudié à fond mes Almanachs, et qu'il avait rassemblé tout ce que j'avais semé durant le cours de vingt-cinq années. La répétition continuelle de mon nom aurait fatigué toute autre personne, mais ma vanité en fut merveilleusement chatouillée; quoique je sus parfaitement que, de toute cette sagesse qu'il m'attribuait, la dixième partie ne m'appartenait point : J'avais glané ces maximes de bon sens chez toutes les nations et dans tous les siècles.
Néanmoins, je résolus de faire mon profit de cet écho du bon sens; j'étais venu, décidé à m'acheter du drap pour me faire un habit neuf; je m'en allai résolu de porter mon vieil habit un peu plus longtemps.
Lecteur, si tu veux en faire autant, ton profit sera aussi grand que le mien.
Je suis, comme toujours, tout à toi, pour te servir.
RICHARD SAUNDERS.
Benjamin FRANKLIN (1706-1790)Notes :
[1] Il y a différentes éditions de ce morceau célèbre; j ai suivi le texte donné par Vaughan et Jared Sparks. C'est le plus simple et le plus précis. (ndt de l'édition française de 1872). [<-]
[2] Dans les lois anglaises du XVIIIème siècle, la contrainte par corps durait jusqu'à parfait payement. Un débiteur insolvable pouvait rester en prison toute sa vie. (ndt de l'édition française de 1872). [<-]